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de Michèle Puel Benoit dite "Granette"

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La maison qu'ils avaient eu la grâce d'acquérir, se trouvait située dans un de ces petits hameaux perdus du Causse, envahis par la végétation, où les ruines en habit de lierre, les sureaux à l'odeur enivrante et les chemins parfumés des senteurs de mélisses froissées, ont gardé le charme des images surannées.
La vieille grande bâtisse, fichée d'une terrasse où grimperait bientôt une vigne vierge bourgeonnante, permettait d'accéder par des escaliers de pierres calcaires veinées de jaune et de rouge, à la grande salle commune. Celle-ci, au plafond de poutres noircies par l'usage séculaire de la monumentale cheminée, et quoique de vastes proportions, n'était éclairée que par une minuscule fenêtre à quatre carreaux orientée au soleil levant ; ce qui faisait qu'à certaines périodes de l'année, le soleil, à son lever, venait rallumer de ses rayons, les braises que la nuit avait refroidies dans l'âtre. Le sol était recouvert de grands carreaux de terre cuite rouge, rongés dans les endroits où avait dû se trouver le saloir à cochon. Dans un angle trônait la maie, grand coffre sombre à l'intérieur blanchi par la conservation de grandes miches blondes et farinées de bon pain de froment.
Dans le mur exposé au midi, et dans son épaisseur, on avait creusé un renfoncement, dans lequel était placé un évier de pierre ; l'une des deux lauzes qui le bordaient, portait en creux la marque laissée par la cruche à eau. Il faut dire que le Causse d'alors ne connaissait pas l'eau, sinon celle de la citerne aménagée dans un petit aven au dessus duquel la maison avait été construite.

 

La maison qu'ils avaient eu la grâce d'acquérir, se trouvait située dans un de ces petits hameaux perdus du Causse, envahis par la végétation, où les ruines en habit de lierre, les sureaux à l'odeur enivrante et les chemins parfumés des senteurs de mélisses froissées, ont gardé le charme des images surannées.
La vieille grande bâtisse, fichée d'une terrasse où grimperait bientôt une vigne vierge bourgeonnante, permettait d'accéder par des escaliers de pierres calcaires veinées de jaune et de rouge, à la grande salle commune. Celle-ci, au plafond de poutres noircies par l'usage séculaire de la monumentale cheminée, et quoique de vastes proportions, n'était éclairée que par une minuscule fenêtre à quatre carreaux orientée au soleil levant ; ce qui faisait qu'à certaines périodes de l'année, le soleil, à son lever, venait rallumer de ses rayons, les braises que la nuit avait refroidies dans l'âtre. Le sol était recouvert de grands carreaux de terre cuite rouge, rongés dans les endroits où avait dû se trouver le saloir à cochon. Dans un angle trônait la maie, grand coffre sombre à l'intérieur blanchi par la conservation de grandes miches blondes et farinées de bon pain de froment.
Dans le mur exposé au midi, et dans son épaisseur, on avait creusé un renfoncement, dans lequel était placé un évier de pierre ; l'une des deux lauzes qui le bordaient, portait en creux la marque laissée par la cruche à eau. Il faut dire que le Causse d'alors ne connaissait pas l'eau, sinon celle de la citerne aménagée dans un petit aven au dessus duquel la maison avait été construite.

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© Michèle Puel Benoît 1999

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